Poèmes hydrologiques du lundi

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On pourrait penser que l'hydrologie, science sérieuse, n'a pas à s'embarrasser de poésie. Une telle pensée serait tout à fait discutable.

D'une part, la poésie cela peut être extrêmement sérieux. Après tout, je me rappelle encore les très sérieux efforts que je faisais pour apprendre les fables de La Fontaine à l'école primaire. Et puis James Maxwell - qu'on ne peut tout de même pas classer parmi les rigolos - a bien ouvert la voie en mettant en vers des énoncés de sa théorie de l'électromagnétisme... quant à Lewis Richardson - l'un des pères de la prévision du temps - il s'est risqué à mettre en vers le caractère fractal de la turbulence.

D'autre part, il n'est pas si sûr que l'hydrologie soit une science aussi sérieuse que certains le souhaiteraient... le grand Vit Klemeš [1] lui-même faisait d'ailleurs remarquer que les hydrologues sont essentiellement des dilettantes (comme la plupart des poètes d'ailleurs).

La poésie est à l'hydrologie ce que la rivière est au bassin versant : un exutoire indispensable.
 

Vazken Andréassian.

[1] Klemeš, V., 1986. Dilettantism in Hydrology: transition or destiny? Water Resources Research, 22(9): 177S-188S



 

Dernière mise à jour, le 14 Nivôse, An 224 de la République sociale, universelle et indivisible