Qualité des eaux destinées à l'irrigation


La salinisation est sans doute le principal risque encouru par les terrains irrigués, principalement en climat aride. Il peut être apprécié par la conductivité électrique des eaux d'irrigation.

Un autre risque majeur est celui de l'alcalinisation des sols par suite d'échanges ioniques, concernant surtout le sodium, le calcium et le magnésium, entre l'eau et les argiles du sol. De fortes teneurs en sodium modifient la structure des sols et leur perméabilité. Ce risque peut être apprécié par le coefficient d'absorption du sodium (CAS, en anglais SAR, Sodium absorption ratio).

Le diagramme de Riverside, d'après US Salinity Laboratory Staff (1954). Le risque de salinisation est mesuré, en abcisse, par la conductivité; le risque d'alcalinisation, en ordonnée, par le coefficient d'absorption du sodium

Les risques de salinisation et d'alcalinisation ne sont pas indépendants. Ce dernier est d'autant plus grand que la salinité est importante. Le diagramme de Riverside permet de faire une première classification des eaux selon leur aptitude à l'irrigation. Si les eaux de la catégorie 1 peuvent être utilisées sur presque n'importe quel sol et pour n'importe quelle culture, celles des catégories 2 et 3 doivent être utilisées avec précaution, et celles de la catégorie 4 doivent pratiquement toujours être rejetées.

Il ne s'agit cependant là que de grandes lignes et non de normes précises. D'autres espèces chimiques, comme les bicarbonates, les chlorures, le bore peuvent revêtir une grande importance, ainsi d'ailleurs que la présence d'éléments toxiques.


Sources