Normales


Etymologie

NORMAL. Empr. lat.normalis "tracé à l'equerre" (d'où en français ligne normale ou n.f. normale, 1758-59, "perpendiculaire"). Attesté au XVième au sens de "régulier" en parlant d'un verbe; repris en 1790 dans l'expression Ecole normale, c'est à dire "modèle". Comme terme scientifique employé pour la première fois par le physicien et géologue Deluc vers 1780, d'après E.G. Fischer, Physique mécanique, trad. de l'all. par Biot, 1806 (" si cette température moyenne se trouve justement de 16° 3/4 de l'échelle à 80 divisions, ce que Deluc appelle la température normale.."). Paternité confirmée à l'article Altimétrie du Dictionnaire des Sciences mathématiques rédigé sous la direction de A.S. de Montferrier (Paris, 1835). Répondant donc à la notion strictement quantitative de moyenne, normale en serait une sorte de valorisation plus ou moins arbitraire.

dérivé Normaliser. Attesté en 1922, normaliser une graphie. Emploi technol. en 1932. Mais normalisation est attesté en technol. dès 1873 dans le Diction. technol. fr.all.angl. de Tolhaussen, ce qui rend probable un emploi parallèle du verbe à cette date.


Définitions existantes


Commentaires

Dans le domaine des sciences de l'eau on parle essentiellement de NORMALES au sens où le G.I.H définit ce mot. On parle ainsi de "Normales saisonnières". Dès 1872, le Comité Météorologique International décidait de faire calculer des valeurs moyennes à partir d'une période uniforme à toutes les stations. Une période de 30 années servant à définir ces normales, en météorologie, a été retenue par l'Organisation Météorologique Mondiale. La période initiale de référence fut 1901-1930, suivie par 1931-1960. C'est actuellement la période 1951-1980. La notion de normales telle que l'utilise les météorologues et les hydrologues soustend que les séries chronologiques des variables hydro-météorologiques sont STATIONNAIRES ce qui n'est souvent pas le cas. Ces normales sont donc à manipuler avec beaucoup de précausion. Les normales servent de référence pour apprécier des différences dans le temps et dans l'espace Par ailleurs on évitera la confusion entre normale et moyenne. En particulier "il n'y a pas de moyenne anormale".


J.P. Carbonnel, Septembre 1995