Renouvellement - durée, temps et taux de renouvellement


Etymologie & Histoire

Dér. de renouveler, comp. de re – et noveler (vx), de novel, nouveau.

Sens général : " remplacement des choses…par d’autres qui leur sont semblables. Renouvellement d’un stock,…renouvellement de l’eau " (Le Robert)

En hydrologie le renouvellement se rapporte à l’eau d’un réservoir superficiel ou souterrain (lac, aquifère) naturel ou artificiel (retenue), ouvert, c’est à dire récepteur d’apports et émetteur de débit sortant. Réf. Bonte, 1958 ; Goguel, 1959.

Le terme renouvellement (de l’eau) n’est généralement pas défini isolèment ni mentionné dans les glossaires hydrologiques, mais incorporé aux expressions durée (ou temps) de renouvellement et taux de renouvellement, qui désignent des notions procédant de la comparaison quantifiée entre le stock et le flux (moyens) d’un hydrosytème défini.


Définition proposée

Renouvellement : remplacement de l’eau d’un hydrosystème ouvert par le jeu des flux entrant et sortant au cours d’une durée définie.


Commentaires

Le renouvellement de l’eau d’un réservoir résulte de la dynamique dont celui-ci est le siège. C’est un facteur de stabilisation de l’âge moyen de l’eau qui y séjourne.



Durée (ou temps) de renouvellement


Définitions existantes


Définition proposée

Rapport du volume d’eau moyen d’un hydrosystème au flux moyen d’apport naturel qui l’alimente.



Taux de renouvellement


Définitions existantes


Définition proposée

Rapport du flux moyen d’apport à un hydrosystème au volume d’eau moyen de celui-ci en régime naturel.


Commentaire

Inverse de la durée de renouvellement, ce taux a pour dimension l’inverse du temps (T-1). On utilise fréquemment pour les grands réservoirs la notion de taux de renouvellement annuel.


Commentaire général

La durée et le taux de renouvellement sont des concepts comptables globaux qui ne préjugent pas des temps de séjour réels de l’eau ni des proportions de remplacement réelles de l’eau dans les différentes parties d’un réservoir, notamment dans le cas d’un réservoir aquifère.


Jean MARGAT, mars 2000