Vulnérabilité (de l'eau souterraine) aux pollutions


Etymologie et Histoire

Dérivé savant de vulnérable, du latin vulnerabilis, de vulnerare, " blesser " : qui peut être blessé, atteint.

Le terme vulnérabilité (attesté en 1836, chez Balzac au sens général) a été introduit dans la littérature hydrogéologique par J.Margat en 1968. Il est aujourd'hui couramment usité, y compris dans sa version anglaise (vulnerability) ; cf. " Guide Book on mapping Groundwater Vulnerability " (AIH Intern. Contrib. to Hydrogeology, n16, 1994). Réf. : G.Castany, 1980, O.Banton, 1997)

Remarque : Emprunté au langage courant (en parlant surtout du corps), ce terme de vulnérabilité, appliqué d'abord aux eaux souterraines, permettait par une métaphore expressive, d'abord de sensibiliser (rendre conscient que les eaux souterraines ne sont pas, en général, à l'abri des pollutions, malgré l'idée de pureté naturelle qui leur est communément attachée), puis de faire comprendre des différences (la variété des conditions naturelles rend ces eaux inégalement protégées, d'où divers degrés de vulnérabilité à identifier et cartographier).


Définition proposée

Défaut de protection ou de défense naturelle de l'eau souterraine contre des menaces de pollution, en fonction des conditions hydrogéologiques locales.


Commentaires

Une nappe souterraine est d'autant plus vulnérable aux pollutions qu'elle est mal défendue et que sa résilience est faible.


J. Margat, Octobre 1998